LA COMPAGNIE RASPOSO

ÉTHIQUE

La Compagnie Rasposo créée en 1987, s’inscrit dans le paysage du cirque contemporain depuis plus de 30 ans. Fondée par Fanny et Joseph Molliens, parents de Marie Molliens, la compagnie Rasposo crée aujourd’hui sous chapiteau mais est originaire du théâtre de rue.

Elle questionne les liens tissés entre le cirque et le théâtre et interroge également les codes circassiens originels, à travers un regard actuel, théâtral et émotionnel. Par la mise en valeur des techniques de cirque, elle fait appel à la sensibilité poétique du spectateur.

“Le cirque est un langage universel permettant d’exprimer par le corps des sentiments et des émotions extrêmes, il est le seul capable de les transmettre physiquement au spectateur.
L’audace ou la beauté de certaines acrobaties, alliées à l’expression de sentiments, ne sont plus alors des démonstrations de prouesses, mais l’expression physique d’émotions vraies que l’on fait partager au spectateur” – Fanny Molliens

Dans notre monde contemporain qui côtoie différentes formes de brutalité, nous essayons de rendre visible la violence de nos impressions les plus intimes. A travers le corps circassien et sa mise en danger, nous exprimons tout à la fois une délicatesse charnelle, l’impuissance à revenir en arrière, une certaine mélancolie, l’acharnement de la fatalité et la beauté fugitive de l’instant.

Nous emmenons le public en exploration intérieure, à l’intérieur des vies, de nos ressemblances par une vulnérabilité, une nudité.
Ainsi, par le concret, nous ouvrons les yeux sur la poétique de la vie en changeant d’angle de vue, en s’attachant aux signes insignifiants et aux attitudes. De là, il est nécessaire de bouleverser les champs perceptifs et de mettre en déroute les habitudes de lecture du public :

  • Engager son outil de travail, le corps. Un engagement qui convie violence, vitesse, énergie, distorsion, puissance jusqu’à la véritable prise de risque, essence même du cirque. La piste est un lieu de conflit. La douleur ou la joie, l’envol ou la chute, la gloire ou l’humiliation…les tensions s’exaltent jusqu’à un degré critique. Le passage d’un état à son contraire, le renversement des tendances, est permanent.

  • Nous questionnons une civilisation qui a oubliée les rapports édéniques initiaux entre l’homme et l’animal, et tentons d’inverser le principe de la prétendue supériorité de l’humain. Nous préconisons l’animal comme colocataire de notre planète. En conséquence, nous n’avons pas l’absurdité de l’ignorer, en faisant croire à sa mise à distance par son absence. Le cirque illustre par ses fondements cette équivoque.
  • La compagnie crée des spectacles sous chapiteau. C’est un outil adapté à un art à part entière, le Cirque, il a une identité propre et affirme un mode de vie. Il cultive le nomadisme et l’itinérance, l’esprit d’union, l’investissement artistique et l’engagement physique, la conscience collective et la mise en marge de l’individualisme.

La littérature et la poésie, inspirent notre réflexion et stimulent nos idées autant que notre imagination. La peinture, les arts plastiques, le cinéma ainsi que la musique nourrissent perpétuellement notre travail par des images, des atmosphères, des couleurs…

Enfin le théâtre est notre outil de travail, notre qualité d’expression. Il transforme l’énergie performante du cirque en émotions : ardeurs, colères, ivresses, fièvres, délires, passions, charme…

Croire à nos rêves pour pouvoir les transmettre et les partager à travers une précaution poétique.

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LES CREATIONS

  • 1987 LA POCHOUSE/ LA FAMILLE RASPOSO, mise en scène Fanny Molliens

  • 1988 LA CHEVRE ET LE LAVOIR, mise en scène Fanny Molliens

  • 1989 LE CIRQUE IMAGINAIRE, SUR LA PISTE DU REVE, mise en scène Fanny Molliens

  • 1990 PICCOLO CIRCUS, mise en scène Fanny Molliens

  • 1991 L’ELIXIR DU PROFESSEUR RASPOSO, mise en scène Fanny Molliens

  • 1992 LA CAPRIMOBILE, mise en scène Fanny Molliens

  • 1993 LE LIVRE D’IMAGES, mise en scène Fanny Molliens

  • 1993 LE FOU DE BASSAN, mise en scène Fanny Molliens (125 représentations)

  • 1996 TRIPTYQUE, mise en scène Fanny Molliens

  • 1998 MADEMOISELLE, mise en scène Fanny Molliens

  • 1999 REFLETS, mise en scène Fanny Molliens

  • 2002 CIRQUE EN FIL, mise en scène Fanny Molliens (264 représentations)

  • 2005 PARFUMS D’EST, mise en scène Fanny Molliens (247 représentations)

  • 2009 LE CHANT DU DINDON, mise en scène Fanny Molliens (289 représentations)

  • 2013 MORSURE, mise en scène Marie Molliens

  • 2016 LA DÉVORÉE, mise en scène Marie Molliens

  • 2019 ORAISON, mise en scène Marie Molliens

PRIX REÇUS

Prix des Arts du Cirque SACD
Marie Molliens reçoit en tant
qu’auteure le Prix des Arts du Cirque SACD
Prix remis par Philippe Goudard
http://www.sacd.fr/La-SACD-fete-lesauteurs.3942.0.html

Prix ADAMI – Cérémonies des
Molières 2006

En 2006, lors de la 20ème édition des
Molières au Théâtre Mogador à Paris,
la compagnie reçoit le “Prix Adami”
pour l’ensemble de son travail.

Prix du cirque Emilio Zapatero au
festival TAC de Valladolid pour La
DévORée en 2018

Grand Prix au festival La route du Sirque pour La DévORée en 2018

Prix des Saltimbanques au Festival
de Chalon dans la rue pour La
Caprimobile en 1992

Prix de la tradition au festival de
Chalon dans la rue
pour L’élixir du
professeur Rasposo en 1991

HISTORIQUE

De 1987 à 2012 : La direction artistique est assurée par Fanny Molliens qui crée 15 spectacles en salle et en espace publique.

2001 : La compagnie acquiert son premier chapiteau.

2005 : Guy Perilhou, alors directeur de la Verrerie d’Alès, Pôle National Cirque Languedoc-Roussillon, coproduit le spectacle Parfums d’Est et entame un accompagnement en tant que compagnie associée, qui durera de de 2006 à 2015.

2006 : Lors de la cérémonie des Molières, la compagnie Rasposo reçoit le “Prix Adami” pour l’ensemble de son travail.

La compagnie imagine et fait construire son chapiteau emblématique par HMMH.

2009 : Fanny co-écrit avec Marie Molliens, le spectacle où elles revendiquent la création de spectacle de troupe et de cirque sous chapiteau.

2012 : Marie Molliens prend la direction artistique de la compagnie.

2013 : Elle crée “Morsure”, spectacle charnière qui marque la transmission de la direction artistique de la compagnie. Premier volet de la trilogie des « Ors »

16 juin 2014 : Marie Molliens reçoit le Prix Arts du Cirque SACD.

2018 : La compagnie acquiert un deuxième chapiteau pour le spectacle”Oraison”.

SOUTIENS INSTITUTIONNELS

Compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Bourgogne-Franche-Comté (20-21-22) et le Conseil Régional Bourgogne-Franche-Comté (18-19-20) Compagnie associée au PALC, Pôle National Cirque Grand-Est, Châlons en champagne (oct 18 -oct 21)

“La compagnie Rasposo a connu un parcours atypique, qui l’a amené à glisser, du théâtre à la rue, de la rue au cirque, pour aboutir à une forme de cirque théâtralisé, intégrant la fusion de deux générations et la transmission familiale. Difficile pari dans un art nouveau ! Guy Perilhou prend le risque d’en être le révélateur. Allant bien au delà d’une coproduction, nous accorde sa confiance, ses encouragements pleins de sensibilité et de délicatesse et par son soutien de tous les instants, nous apporte une valeur vitale : le sentiment d’exister, de trouver enfin notre place dans le cirque d’aujourd’hui.” Fanny Molliens le 24 août 2005

The Rasposo Company, based in burgundy since 1987, has been in line with the contemporary circus landscape for more than twenty years.

Highlighting circus techniques, the company involves the spectator’s poetic sensibility, using a theatrical production in which daring or the beauty of acrobatics, combined with the expression of feelings, are not outstanding demonstrations any more, but the physical expression of true emotions that we share with the spectator.

After the staging of 15 creations, Fanny Molliens passes to her daughter Marie the artistic direction of the company with this new project.

With “Morsure”, Marie Molliens, tightrope walker, interrogates the circus codes with a contemporary look, revealing moments of surpassing, endangerment of body and the ferocious and intimate way of feeling the blackness of guilty desires and stifled bitterness.